Qui êtes-vous ?

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Spécialiste en développement personnel, coach en entreprise, coach individuel, sophrologue, Catherine Barry est spécialisée dans la connaissance de soi et de ses émotions à partir des méthodes issues notamment de l’Asie, de la psychologie bouddhiste,et de la médecine traditionnelle chinoise; et dans la gestion des conflits intérieurs à partir de ces méthodes. Egalement, Journaliste à France télévisions, elle est l'une des spécialiste en France du bouddhisme dans les médias. Elle est en effet la première au monde, à avoir présenté une émission hebdomadaire à la télévision, « Voix bouddhistes » de 1997 à 2007 sur France 2. De plus, auteur de livres sur le bouddhisme, le Dalai Lama, le Tibet, le développement personnel, la spiritualité, les religions d'Asie, et la médecine chinoise, elle est depuis une 20 aine d'années maintenant un pont entre l'Occident et l'Orient, essayant toujours de faire dialoguer ces traditions. ( Voir publications en pied de page; Pour toute remarque, question ou consultation sur RV vous pouvez la contacter à : catherinetashidelek108@gmail.com)

mardi 27 décembre 2011

joyeuses fêtes! Que vos coeurs chantent et aiment....

DE LA TENDRESSE pour finir l'année: 
des moments de grâce, simples, qui font comprendre combien la vie peut être belle...
regardez, ET osez ces petits instants de tendresse... avec vos proches....
BONNE ANNEE à  tous.

Que 2012 soit une année de grande solidarité et de générosité pour que nous puissions affronter ensemble les bouleversements de la crise économique qui s’annonce



avant de vous quitter et de vous retrouver en 2012: un dernier message :
En 2012 essayez de faire une BA par jour, en toute discrétion.
Je vous l'assure, si vous le faites, votre coeur sera de plus en plus heureux... et léger....


 


samedi 10 décembre 2011

Découvrir, apprivoiser et aimer le monstre en soi...

La visite des monstres  c’est d’abord un livre et un artiste, Bruno Tyszler, tellement discret que vous ne le connaissez sans doute pas. Humble, rare, il dévoile dans son art une humanité délicate et authentique et nous offre à partager  les nuances infinies des êtres en quête de vérité et d’eux-mêmes.

Dans la visite des monstres, de nos monstres, Bruno Tyzler, exprime une quête bouleversante de vérité. Elle concerne les liens subtils et indicibles qui relient les êtres entre eux.

Que ce soit dans ses livres ou tableaux, Bruno Tyzler donne à voir la vérité de la réalité sans jamais chercher à éluder certains de ses aspects. Il accepte pleinement la douleur de certaines étapes de la transformation et cela se ressent dans son art.

Grâce à Bruno, on comprend qu’évoluer est un choix, un engagement, une responsabilité et une voie semée de joie et de tristesse. Et, que faire face à ses montres, c’est accepter pleinement et simplement ce que nous sommes.

Cette étape franchie, si nous observons à nouveau les 38 dessins de Monstres de Bruno Tyszler, tout est différent. Chacun d’eux, nous parle, nous touche bien plus encore que lors de notre première « visite ». Leurs yeux nous appellent, nous happent, nous obligent à aller plus loin dans la découverte de nous-mêmes et du regard que nous portons sur les autres.

Comment ne pas aimer ces (ses) monstres ?

Comment ne pas aimer les monstres des autres ?
Ils sont la vie même !
Je ne peux que vous recommander ce livre-méditation de Bruno Tyzler. Il faut prendre le temps de regarder en face chacune de ces figures du monstre, tantôt inquiétante, tantôt comique, pour découvrir ce qui se cache derrière elle, derrière la peur. Et, laisser son esprit chevaucher les citations de Yeats, Nietzsche, Marcel Proust, Robert Marteau, Boris Pasternak, Michel Cazenave, Rainer Maria Rilke, René Char, Aristote

Ce livre est accompagné de deux textes :
- de la vie des monstres par La philosophe Ingrid Auriol.Ingrid Auriol, agrégée et docteur en philosophie, enseigne en classe préparatoire de Lettres à Limoges. Helléniste et germaniste, elle se voue à l’étude des grands textes poétiques et philosophiques. Sa traduction du Traité de l’âme d’Aristote, précédée d’une introduction et accompagnée de notes, est parue en avril 2009 aux éditions Pocket. Elle a écrit sur la peinture en se tournant vers les œuvres de la Renaissance.
- et, d’où vient le monstre par le psychanalyste Jean-Jacques Tyszler ainsi qu’un entretien avec Bruno Tysler. Jean-Jacques Tyszler est docteur en psychiatrie et psychanalyste, président de l’ALI (Association Lacanienne Internationale). Il collabore à la Revue Lacanienne et au Journal Français de Psychiatrie.

RV avec les monstres autour d’un colloque : la visite des monstres !

Participerons à ce colloque :
- Ingrid Auriol : agrégée et docteur en philosophie, enseigne en classe préparatoire de Lettres à Limoges. Helléniste et germaniste, elle se voue à l’étude des grands textes poétiques et philosophiques. Sa traduction du Traité de l’âme d’Aristote, précédée d’une introduction et accompagnée de notes, est parue en avril 2009 aux éditions Pocket. Elle a écrit sur la peinture en se tournant vers les œuvres de la Renaissance.
- Jean-Jacques Tyszler : Jean-Jacques Tyszler est docteur en psychiatrie et psychanalyste, président de l’ALI (Association Lacanienne Internationale). Il collabore à la Revue Lacanienne et au Journal Français de Psychiatrie.
- Michel Cazenave : écrivain, philosophe et poète, directeur du CEFRI-Jung (Cercle Francophone de Recherches et d’Information)
- Fabrice Midal : enseignant de méditation bouddhiste et auteur d’une douzaine d’ouvrages sur l’art, la poésie et la méditation.
Samedi 7 janvier 2012, de 15h à 18H Institut Hongrois, 92 rue Bonaparte, 75006 Paris, Métro Saint Sulpice. Entrée gratuite mais inscription obligatoire auprès de Marie-Laurence Cattoire : marie-laurence@cattoire.com


dimanche 4 décembre 2011

En finir avec la dictature du bonheur ! Et, être libre d’être heureux ou malheureux !

Les fêtes de fin d’année approchent et avec elles, la nécessité d’être heureux à tout prix notamment au moment du fatal minuit du 31 décembre et du passage à la nouvelle année ! Passage qui ressemble à s’y méprendre à la traversée de la mer Rouge par Moise tant l’entreprise, ardue, repose sur une foi absolue en un hypothétique futur proche meilleur.

A l’approche des fêtes de fin d'année (même chose avant les vacances d’été), les sociologues et les médias se questionnent sur le bonheur ? Ce qu’il est ? Comment le réaliser ? Sur ses ingrédients indispensables ? Etc.
Deux études publiées en France et aux USA y répondent en nous disant en substance, « ne craignez rien, dans la vie privée comme dans l’activité professionnelle, il y a encore beaucoup de raisons d’être heureux. »
Ouf ! Nous voilà rassurés, surtout si nous avons plus de 40 ans, car, l’enquête française l’affirme, « à la quarantaine le bonheur frappe à nos portes ».
Un constat évident pour beaucoup d'entre vous. Tous ceux qui sont passés par l’adolescence, avec ou sans boutons d’acné ; par les émois et ruptures des premières amours, avec les angoisses et les larmes qui vont avec ; par les difficultés rencontrées pour mener à bien des études, puis un premier travail…. Tous ceux là savent bien en effet qu’une certaine sérénité est possible vers 40 ans grâce à tous les apprentissages offerts par la vie jusqu’à 40 ans.

Il est cependant à noter que selon ces enquêtes, les raisons qui participent à notre bonheur, évoluent cette année. Parmi celles ci, on trouve désormais des notions basées sur la confiance en soi, sur l’estime de soi, sur la nécessité de s’ouvrir aux autres, sur le besoin d’être plus solidaires, de ne pas subir et d’agir, de profiter des simples plaisirs de l’existence comme un coucher de soleil, une belle musique, etc.

La société de consommation montrant ses limites, nous cherchons donc désormais d’autres voies, d’autres moyens qui combinent bonheur terrestre et bonheur-nirvânâ, du moins pour ceux et celles qui croient en un ailleurs. C’est un droit, nous le revendiquons et établissons des conditions qui supposent le respect de soi et des autres, l’amour de soi et des autres.
Dans le Bouddhisme la clé du bonheur est indissociable de ce que la souffrance enseigne. Pas de celle qui punit ou qui est subie comme une rédemption, mais comprise, acceptée, reconnue sous toutes ses formes afin de ne plus retomber et de ne plus se laisser happer par des pensées, actions, paroles qui génèrent le cycle des renaissances.
Le Bouddha est souvent comparé à un thérapeute. Médecin des corps et des esprits Sakyamuni (Bouddha) a décrit un processus en quatre étapes. Il a diagnostiqué la maladie -la souffrance-, déterminé la cause de cette pathologie -ses raisons-, montré le but - la cessation de cet état de souffrance, l’éveil- et indiqué  un traitement -les moyens sur la Voie-. Nous sommes responsables de cette quête, non victimes. Son échec nous conduit à renaître. Sa réussite se jauge à notre façon d’être et de percevoir le monde, à notre sérénité, à la paix de notre esprit y compris dans les épreuves, à la qualité de notre bonheur, le nôtre comme celui des autres.
Il y a quelques années encore, être heureux, passait d’abord et avant tout pour la plupart des personnes, par le fait de consommer. Aujourd’hui, la crise est là et nos valeurs changent peu à peu en profondeur.
C'est vrai mais nous devons aller plus loin et agir pour que cesse cette dictature du bonheur prônée par nos sociétés. Elle est une autre forme de consommation à outrance.
On ne peut pas être heureux, 24H/24H. Cela n’existe nulle part. Sur aucune planète. Ni sur celle des humains ordinaires, ni sur celle des sages !
Nous sommesdes êtres humains et nous avons le droit d’être parfois fatigués, déprimés, heureux, insouciants, avec ou sans désirs, intelligents ou pas, courageux ou pas…. bref, d’être nous-même ! A condition cependant, de ne pas être victime de soi et de ne pas polluer l’espace des autres avec nos faiblesses, souffrances, terreurs. C’est aussi à cela que sert l’intimité. C’est un espace qui ne concerne que soi ! C’est un face à face avec soi-même au cours duquel nous pouvons être complètement nous-mêmes, sans rien faire subir aux autres puisqu’ils en sont exclus momentanément.
Autorisez-vous ces moments de rencontre avec vous-mêmes au cours desquels vous pouvez rire, pleurer, ne rien faire….  Et, c’est parce que vous pourrez vous accorder ce type de récréation que vous vous  montrerez plus généreux, plus ouvert, plus convivial ensuite avec les autres quand vous les rencontrez.
Mais, pour cela, n’essayez surtout pas d’être heureux non stop ! Vous frôleriez le Burn-out !



samedi 26 novembre 2011

Lobsang Sangay, le Kalon Tripa, l’émanation politique du Dalai Lama

Aujourd’hui, samedi 26 novembre, Mr Lobsang Sangay est venu pour la première fois en France. C’est un évènement important pour toutes celles et ceux qui sont engagés pour que les droits de l’homme soient respectés au Tibet et pour que la situation politique évolue sur le Toit du Monde. Un évènement qui passera pourtant inaperçu de la plupart des français puisque rares étaient les journalistes présents pour relayer la parole du 1er ministre Tibétain  lors de la conférence de presse qui se tenait à la mairie du XIème, où le député-maire Patrick Bloche l’accueillait. 
Au cours de cette conférence nous avons parlé avec Mr Lobsang Sangay, le nouveau premier ministre du gouvernement tibétain en exil, élu au suffrage universel de :-      Ce que représente cette élection, qui est un tournant historique, décisif, puisque le Kalon Tripa à la lourde tâche de succéder sur un plan politique à sa Sainteté le Dalai Lama et de continuer à œuvrer pour l’autonomie du Tibet.
-       Des bonnes relations que les deux hommes entretiennent. Le Dalai Lama le considère comme  son émanation politique.
-       Du fait qu’il est la 1ère personnalité non-religieuse à prendre en charge, sur un plan politique, l'avenir du peuple tibétain puisque son élection marque, et c’est important de le souligner, la séparation du religieux et du politique.
-       De l’entrée de plein pied du gouvernement tibétain en exil dans un système démocratique, ce qui ne peut qu’être salué par tous les pays démocratiques Européens,
-       Des négociations avec la Chine,
-       Des immolations des Tibétains qui bouleversent beaucoup d’entre nous et qui motivent le voyage aux USA et en Europe du Kalon Tripa. Il alerte ainsi la communauté internationale sur ce qui se passe au Tibet. Qui peut accepter pareille souffrance ?
-       De son accueil très favorable par la chambre des représentants et par le Sénat Américain ; et par Hilary Clinton,
-       D’environnement
-       Et, des actions que peuvent mener les différentes ONG et associations de soutien au Tibet en France, et les pouvoirs publics.
Mais qui est le Kalon Tripa ?
-       Un intellectuel, brillant et exceptionnel. Il est Docteur en droit international de l’université d’Harvard. Il  connait très bien l’Occident et c’est sans aucun doute un point important pour la tâche qu’il doit accomplir.
-       Bouddhiste, il ne conçoit pas la politique de manière violente. Le respect de l’autre est au cœur de sa démarche.
-       Un paradoxe : Lobsang Sangay ne connait pas le Tibet : il n’y a jamais vécu et ne s'y est jamais rendu. Il est né dans un camp de réfugiés dans le nord de l'Inde, de parents tibétains ayant fui leur pays en 1959.
-       Un très bon spécialiste des droits de l’homme. Il connait très bien la situation des tibétains : Sa thèse de droit international a porté sur les droits de l'Homme au Tibet. Elle a été déterminante dans son élection.
-       Un laïque. Son parcours et son éloignement des fonctions religieuses présentent le double avantage de le rapprocher des préoccupations des nouvelles générations de Tibétains en exil et de lui apporter un statut différent face à des autorités chinoises laïques qui comprennent mal l’intervention du religieux dans les décisions politiques tibétaines.
Quelques mots sur la volonté politique du Dalaï Lama :
Les Occidentaux ne le savent pas en général, mais dès 1960, soit un an à peine après son arrivée en Inde, le Dalaï Lama a commencé à mettre en place un système démocratique. Il lui aura fallu plus de 50 ans pour y parvenir en 2011. Le peuple tibétain refusait de le voir quitter son statut de Chef politique.
-       Le 10 mars 2011, sa Sainteté le Dalaï Lama exprime sa volonté de ne plus être le chef politique des Tibétain.
-       Suite à cette décision, fin avril 2011 : Mr Labsang sangay est élu, au suffrage universel, par le peuple tibétain, Chef politique de l’administration centrale tibétaine- LE Kashag.
-       Le 29 mai 2011 : une nouvelle Charte constitutionnelle entre en vigueur. A cette occasion, pour la première fois, l’ensemble des pouvoirs administratifs et politiques du Dalaï Lama sont transférés aux trois organes représentatifs du peuple tibétain :  le Cabinet, le Parlement, et la Cour suprême de Justice.
-       Le Kalon Tripa, est à la tête du pouvoir exécutif. Il est élu pour une durée de cinq ans, par la diaspora tibétaine répartie dans plus de 30 pays.
-       Il  a pris ses fonctions le 8 août 2011.


Au cours de cette visite à Paris, Lobsang Sangay a impressionné les personnes présentes par la finesse de son sens politique et par son engagement pour le peuple Tibétain. Il a renoncé à une vie somme toute très agréable aux USA pour aller vivre  à Dharamsala où  tout son temps et toute son énergie sont employés à « tout mettre en œuvre pour que les tibétains et le Dalaï Lama puissent un jour, vivre dans un Tibet Autonome. »

Déterminé, intelligent, fin diplomate, il est incontestablement, un atout pour le Dalaï Lama et les tibétains.
Nous aurons quant à nous sans doute beaucoup à apprendre de ce dirigeant politique pour qui le respect de l’autre, et la non-violence sont des manières d’être politiques et humaines fondamentales.

samedi 19 novembre 2011

Seul compte ce qui est dans vos cœurs et le fait de donner sans compter

En lisant ces lignes, certains vont penser que je radote un peu car finalement, ce blog ne pourrait servir qu’à une chose : inciter ceux qui le lisent à ouvrir leur cœur toujours plus chaque jour et à donner sans compter.

Pour se convaincre de cette nécessité, il importe de comprendre qu’en réalité, on ne s’oublie jamais dans cet acte fondateur de soi. Bien au contraire. 
C’est parce que l’on prend soin réellement  de soi, de l'être humain que nous sommes, des relations que nous avons avec nous-même, avec les autres, et avec la vie dans son essence, qu’il importe d’ouvrir son cœur.
C’est aussi parce que l’on a envie de se détendre vis-à-vis des circonstances rencontrées, de ne plus les subir, de ne plus s’angoisser pour des peccadilles, qu’il importe d’ouvrir son cœur.
C’est encore parce que l’on souhaite apprécier et découvrir pleinement chaque chose qui se présente à nous, qu’il importe d’ouvrir son cœur.
Et, c’est enfin parce qu’ouvrir son cœur est gage de joie et de sérénité, qu’il importe de ne plus se barricader derrière des préjugés et des peurs.
Il est vrai qu’au début, par crainte de ce que les autres y verront, on ne fait qu’en entrebâiller la porte de son cœur.
Je crois quant-à moi que c’est surtout, à cause de la peur, plus grande encore, de ce que nous y découvrons de nous-même que nous refusons longtemps de plonger à la découverte de ce que nous sommes. Car cette observation de notre réalité nous confronte peu à peu à notre totalité : à nos contradictions, à nos émotions négatives : la jalousie, la rancune, la violence, l’agressivité….  à nos désirs de puissance, de pouvoir, de reconnaissance… mais aussi, et cela nous ne le voyons que peu à peu, à notre bonté fondamentale, à notre générosité, à notre souhait, profond, de trouver la paix intérieure.
Ce souhait, souvent naïf, d’échapper à la souffrance en tantq eu telle, est en réalité le tremplin qui nous donne l’énergie pour commencer à accepter la réalité des formes multiples de la souffrance;  puis pour la transformer grâce à la connaissance de ses mécanismes et enfin pour s’en délivrer en appliquant une discipline et une vigilance de chaque instant…

Cela suppose d'accepter que changer demande du temps. Un bébé commence à ramper sur le sol avant de se tenir debout et de marcher maladroitement. 
il est impossible de bruler les étapes de la transformation.
Tout cela s’apprend et c’est là toute la beauté de l’apprentissage. et, c'ets enthousiasmant car il d'accepter de trébucher, continuellement, et de se relever encore plus souvent pour que débute la transformation intérieure.
De plus, quelque soit ce que nous sommes, nos actions, nos pensées, nos émotions et souffrances, il y a toujours un moment, où il devient impossible de retomber.  
Alors, plus aucun retour en arrière n’étant envisageable, nous pouvons enfin avancer sur une voie parsemée de moins d’embûches apparentes.

"C'est notre esprit qui crée le monde"
texte bouddhiste
 

dimanche 13 novembre 2011

Exercice: apprendre à partager avec autrui pour développer solidarité et bonheur

«Partager avec autrui ne compromet pas votre avenir matériel.
Partager, c'est comme planter des graines ou faire un bon placement qui, non seulement ne vous appauvrira pas, mais vous apportera une vie plus heureuse. »
Tulku Pema Wangyal Rinpoche
On partage, en général, des mets, des cadeaux, des fleurs, un sourire, une émotion, une musique. Aujourd’hui, nous vous proposons de sortir des sentiers battus et de vivre une aventure inhabituelle : vous offrirez à la personne de votre choix, de partager une chose invisible, impalpable, d’esprit à esprit. Une couleur par exemple.
Cette méthode unit celui qui donne et celui qui reçoit à des niveaux très subtils et permet d’influencer leurs environnements familial et professionnel.
Le principe général de l’exercice est simple:
Assis confortablement face à face, de manière à pouvoir fermer les yeux et vous laisser emporter par votre imagination, vous sélectionnez la couleur qui correspond à l’humeur du moment et à l’état que vous souhaitez réaliser avec un être proche.
Celui qui invite à faire cette expérience, décrit la couleur sélectionnée, ses caractéristiques et ses effets, à voix ni trop forte, ni trop basse pour que l’autre l’entende sans être dérangé.
Chacun fait vivre en lui la couleur choisie. Imagine qu’elle agit en lui. Quelle le baigne, quelle rassemble, dans sa luminosité et dans sa vibration particulière les personnes présentes.
Vous la visualisez se répandre en vous selon le mode qui la caractérise. Elle vous enveloppe comme un habit. Son énergie vous habite, vous tonifie ou vous calme selon les cas.
Peu à peu, vous devenez les qualités de cette couleur.
Lorsque vous sentez que vous êtes imprégné par la couleur, vous la laissez vous emporter vers un territoire commun que vous avez définis avant de commencer la visualisation.
Vous y êtes bien, heureux, détendu. Vous éprouvez le sentiment d’être partis en vacances.
Si vous parvenez à faire cet exercice avec quelqu’un avec qui vous êtes un peu en froid, vous serez étonné de constater, à la sortie de la séance, que vous pouvez communiquer de manière plus facile


dimanche 6 novembre 2011

Donner du sens à l'existence?

Quand nous doutons du sens de l’existence, rappelons nous ce que disent en substance, les Upanishads, ces textes sacrées et philosophique de l’Inde : « ce qui est sagesse aux yeux des hommes est folie aux yeux de Dieux ».
Quelques siècles, plus près de nous, c’est ce que dira aussi, avec des mots plus actuels, le Renard dans le chapitre 21 du Petit Prince de Saint Exupéry : « Voici mon secret. Il est très simple: on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. »
Le Bouddha historique répondait quant-à lui aux questions métaphysiques sur le sens de l’existence par la parabole de la flèche empoissonnée.
«  Suppose, cher disciple  qu'un homme soit blessé par une flèche empoisonnée. Quand ses proches amènent le chirurgien, si l'homme refuse de se laisser soigner sous prétexte qu’il veut savoir qui l’a blessé, alors, Mâlunkyâputta, il mourra.
 Prenons l’exemple d’une autre personne qui dit, refuser d’adopter la conduite et les enseignements que je prône tant que je ne lui ai pas expliqué ce qu’est l’Univers, s’il est ou non  éternel, s’il a ou non une limite ou bien encore quel est le sens de l’univers ? Alors lui aussi, mourra sans avoir pratiqué et sans avoir de réponse. 
Conduire et mener sa vie ne dépend ni d’opinions, ni de concepts mais du fait que nous naissons, vieillissons, tombons malades et mourrons. J’enseigne comment faire cesser toute forme de souffrance et les causes de la souffrance. J'ai expliqué la souffrance et ses causes. J'ai expliqué la cessation de la souffrance et le chemin qui y mène, parce que c'est utile, et que cela conduit à la réalisation du nirvâna.
Tout cela n’est-il pas plus important pour vivre que de connaitre les origines de l’univers ?
Si tu veux préserver ton existence, est-il plus utile de retirer la flèche empoissonnée ou de chercher, avant même de te soigner, qui est l’auteur du crime ? Nous nous posons tous des questions sur le sens de la vie, sur sa place dans l’univers, sur l’injustice, sur notre place dans le monde… et, c’est normal. Mais parfois, en procédant ainsi, nous fuyons la réalité du moment, et oublions de vivre l’instant présent car la souffrance nous détourne de ce qui est essentiel à notre épanouissement.
Dans ces moments là, ouvrez votre cœur, regardez ce qu’offre l’existence. Apprenez à voir chaque instant, chaque ami, chaque situation, comme si elle était nouvelle. N’étant plus influencé par le poids du passé, des tourments, des traumatismes de l’enfance, alors, vous verrez la joie fleurir en vous.
Soyez heureux afin que tant que durera l’espace, tant que durera le temps, vous puissiez  poursuivre tel un guerrier, le chemin vers l’éveil en aidant les êtres à se libérer de la souffrance et de ses causes et à trouver le bonheur et les raisons du bonheur.

mardi 1 novembre 2011

Quel sens donner à l'immolation des moines dans le bouddhisme?

Depuis le début de l’année 2011, pour protester notamment contre le manque de liberté de culte au Tibet, dix moines et nonnes tibétains se sont immolés par le feu, ou on tentés de le faire, dans le sud-ouest de la Chine. De nombreux tibétains de souche résident dans la province de Chengdu qui faisait partie du « Grand Tibet » avant 1959. Plus de 50 ans de dure colonisation chinoise n’ont éteint ni leur foi, ni leur volonté de vivre selon leur tradition religieuse. A l’instar de Sa Sainteté le Dalaï Lama, ils ne demandent pas l’indépendance de leur région mais une autonomie qui les laisserait libres de pratiquer selon leurs choix et qui permettrait aux valeurs fondamentales de la civilisation tibétaine de perdurer. L’une d’entre elle, majeure, étant la non-violence.


Au-delà de la question politique, il importe d’essayer de décrypter ce que représente l’immolation contestataire dans le bouddhisme. Les occidentaux comprennent rarement cette forme d’opposition pacifique qu’ils considèrent en général comme une forme de suicide et donc comme une violence commise envers soi-même.

Dans le bouddhisme, le suicide est bien entendu prohibé car du fait notamment des renaissances et du karma, la loi de causes à effets, cet acte ultime ne règle en rien les causes qui poussent à s’ôter la vie. Bien au contraire. Il est dit traditionnellement qu’une personne qui se suicide sera contrainte de renaitre, encore et encore, dans de grandes conditions de souffrance jusqu’à ce qu’elle comprenne le sens de cette dernière. Ce qui pourrait paraître machiavélique  si le bouddhisme n’enseignait pas que la manière dont on envisage la souffrance dépend du prisme avec lequel on l’analyse ; et s’il n’apprenait pas à l’appréhender de manière à ne plus la subir, grâce à des moyens codifiés qui demandent cependant de longues années de pratiques.

On ne le répètera jamais assez, le bouddhisme n’est pas une voie magique mais une ascèse, un chemin de transformation de la souffrance et des émotions, qui enseigne à s’en libérer, pas  à pas, si on décide de suivre ce chemin. Ce qui ne veut pas dire que l’on ne souffre plus mais que la progression qui se fait au cœur de cette expérience est libératrice des causes et conditions extérieures et intérieures qui génèrent, habituellement, de la souffrance. Il est difficile de résumer en quelques mots, la voie bouddhique et ce que véhicule cette notion de souffrance dans cette tradition mais, il importe d’ajouter ici que le bouddhisme prend en grande considération la souffrance des êtres, que jamais il ne les juge ,et qu’il n’est ni insensible, ni indifférent aux immenses souffrances qui conduisent au suicide.
Dans le bouddhisme comme dans toutes traditions spirituelles, la question du suicide n’est pas une question philosophique à débattre. Les religions proposent des moyens différents pour un but assez semblable dans la forme bien que différent dans le fond : libérer de la souffrance les êtres et préserver leur existence le plus longtemps possible.


Pour en revenir au suicide des moines, les vies antérieures du bouddha racontent une histoire dans laquelle le bouddha offre sa vie dans des circonstances particulières afin de sauver une 12aine de personnes menacées de mort par un bandit de grand chemin.
Qu’est-ce que cela signifie ? 
Que la motivation qui conduit à se suicider dans ce type de circonstance, détermine les conséquences karmiques de l’acte et le devenir des renaissances. Dans ce contexte, offrir sa vie, en conscience, pour épargner d’autres vies est donc un acte d’une grande générosité ; acte commis en général par des religieux.

C’est ainsi qu’il convient d’analyser le geste de ces moines et nonnes. L’immolation est ici un appel au secours désespéré adressé à la communauté internationale par des êtres désireux de pratiquer leur religion librement.

samedi 29 octobre 2011

Fêter nos morts pour vivre et mourir en paix

La Toussaint, fête des morts dans l’Occident Chrétien, était destinée autrefois à fêter nos ancêtres et amis défunts, comme cela se fait toujours en Asie au moment des fêtes traditionnelles dédiées aux morts. Chaque année, les familles et proches des disparus se retrouvaient, en général autour d’un bon repas, non pour les pleurer mais pour se souvenir avec bonheur de celles ou de ceux qui manquait à l’appel.  Le lien d’amour, d’affection, de tendresse, de gratitude pour les bons moments partagés, tissé entre les participants au cours de ces agapes, rendait la mort moins absurde puisqu’au-delà des corps retournés à la terre, la personnalité, l’âme du disparu restaient vivantes dans les cœurs de ceux qui demeuraient encore.
Amma : Darshan
Mais, depuis la moitié du XXème siècle,  nos sociétés de consommation aseptisent nos vies en nous poussant à acheter toujours plus et bien des choses superflues. Consommer rassure mais jusqu’à un certain point seulement car nous restons mortels et nous ne pouvons l'oublier. La mort, autrefois phénomène naturel dont la prise en compte aidait nos aïeux à mettre leurs existences et actions en perspectives, à introduire une profondeur de champs dans leurs méditations, à réfléchir, et sans doute à mieux aimer, s'est délestée ces dernières décennies du sens qu'elle véhiculait. En oubliant le sens de la mort, ce qu'il dit de nous et de notre finitude, nous avons perdu celui de la relation à soi et à l’autre et construit des univers d’immenses solitudes et égoïsmes.
Le bouddhisme prépare, à chaque instant, à mourir en paix. La mort est l’une des questions centrales de cette tradition. Jusqu’au dernier moment et l’ultime pensée, nous pouvons nous transformer et mourir sereinement, ce qui prépare à de meilleures renaissances, affirment les maîtres. Ainsi comme le dit l’enseignant bouddhiste Fabrice Midal : « Penser à la mort, donner droit à la mort, nous ancre immédiatement dans l’essentiel. Il n’y a là rien de morbide. Ce qui est morbide c’est non pas de parler et de penser à la mort, mais de s’abrutir de divertissements qui nous font croire que la mort ne nous concerne pas. C’est un égarement malheureux ! Nous allons mourir. Autant le reconnaître et du coup vivre vraiment ! Il est important d’oser parler de la mort. »
Chaque instant est précieux, unique, essayons de l’incarner en mettant la vie et la mort en perspective. Cette confrontation avec notre mortalité est le cœur des religions, et des spiritualités. Elle accompagne la peur de l’impermanence des êtres en les aidant à se projeter dans des mondes dont nul pourtant ne peut certifier l’authenticité. Croire est une grâce qui transcende les réalités de la souffrance, de la maladie, de la vieillesse, de la perte. C’est aussi une bénédiction qui s’ancre dans une morale quotidienne partagée par une communauté.  Reste que croire ne suffit pas toujours pour accepter de disparaître à jamais de ce monde. En revanche, aimer aide à avoir moins peur de vivre et de mourir. L’effroi de l’inconnu diminue voire s’efface quand, au moment de mourir, on est entouré par ceux qu’on aime.
Bonnes fêtes de la Toussaint
Belle route à tous
Soyez heureux




samedi 22 octobre 2011

Nous sommes tous en liens et responsables les uns des autres

Nous sommes tous reliés, interdépendants, dépendants -d’une manière ou d’une autre- et donc responsables les uns des autres. Ce que nous sommes, nos pensées, nos émotions, nos actions influent non seulement sur nos quotidiens et sur notre futur- la loi du karma ou loi des causes et des effets agit de manière mathématique pour chacun d’entre nous- mais aussi sur le reste de l’humanité.
Au cours des siècles, de nombreux sages, dans toutes les traditions religieuses, firent le choix de s’exclure du monde, toute leur existence, pour prier pour la paix et pour le bien des êtres. On peut donc penser que ces êtres rares, connaissaient inconsciemment  le pouvoir de l’esprit et de la prière, et avaient compris, bien avant les scientifiques, la réalité de notre interdépendance intrinsèque. Ainsi, qu’il s’agisse des ermites tibétains, enfermés volontaires dans des grottes pendant des dizaines d’années pour demander que soit accordé le bonheur à tous les êtres vivants. Des soufis solitaires brûlants d’un Amour absolu et incandescent pour leur Dieu et à travers lui, pour les hommes et femmes de leur temps. Des religieuses et frères moines reclus dans les monastères pour prier pour le repos des âmes de leurs contemporains. Tous, appliquant à la lettre ce principe d’interdépendance des êtres et des phénomènes, dédièrent leur temps, leur énergie, leurs méditations, leur vie même, pour le bien et la paix du cœur de leurs frères humains. Les médecines traditionnelles également connaissaient, empiriquement, ce principe. En Chine par exemple, les médecins illustraient cette connaissance subtile en disant : « Pour soigner l’enfant, il faut soigner la mère. »
Ce savoir, nous l’avons oublié. Désormais, c’est la mondialisation, la crise économique, les bouleversements climatiques qui nous prouvent chaque jour que nous sommes en liens avec le reste de l’humanité. Ce que les  scientifiques décrivent par « l’effet papillon »: « le battement d’ailes d’un papillon au niveau du second étage de la Tour Eiffel, peut provoquer, un cataclysme de l’autre coté de la planète. »
Pourtant si nous acceptons facilement cette réalité dès lors qu’elle n’implique que la science ou des données climatiques, il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit des personnes. Nous savons tous, par expérience, combien il peut-être parfois difficile d’aimer ou d’apprécier certains membres de nos familles. Que dire alors du voisin qui nous casse les pieds à longueur d’année ou du collègue ou du patron stressant, irritant, angoissant,  à cause desquels nos quotidiens professionnels peuvent devenir des enfers. Pourtant, notre univers forme un tout et on ne peut séparer les parties qui composent ce tout. Ainsi, ce qu’entreprend une personne au plan professionnel influence non seulement les sous-systèmes en présence dans son univers professionnel mais aussi, de fait, ceux qui définissent son plan personnel. Les deux niveaux sont liés, associés et agissants l’un sur l’autre, en vertu, toujours et encore, du principe dit « d’interdépendance des êtres et des phénomènes ».
« (…) Les liens qui unissent les éléments d’un système sont si étroits qu’une modification de l’un des éléments entraîne une modification de tous les autres et du système tout entier.Autrement dit, un système ne se comporte pas comme un simple agrégat d’éléments indépendants, il constitue un tout cohérent et indivisible ». Paul Watzlawick
Prendre conscience des liens qui nous unissent les uns aux autres et à la planète aide à développer le sens des responsabilités et l’envie de faire croître en soi des qualités humaines telles que le don et la compassion. Nous dépendons tous les uns des autres. Il faudrait être fou pour vouloir l’ignorer et continuer à agir sans penser aux conséquences de nos actes. Mais s’il est vrai que comprendre le principe dit de l’interdépendance des êtres et des phénomènes implique de l’appliquer de manière très concrète, il convient de le faire de manière réfléchie. En Occident comme en Asie, le travail sur soi, sur les émotions, sur son esprit suppose de ne jamais accepter d'être manipulé par autrui mais d’aller vers une autonomie choisie, comprise et maîtrisée qui permet de construire du lien en conscience et sans dépendance affective ou psychique.

« L’interdépendance est l’un des principes fondamentaux de l’enseignement bouddhiste. Cette loi,  loin d’être un simple concept exprime une compréhension pointue de la réalité et conditionne le regard que nous portons sur l’existence. Rien n’existe en soi mais dépend d’une série de causes et de conditions, elle mêmes reliées les unes aux autres, en cascades. Nous avons souvent tendance à attribuer la responsabilité d’un événement, bon ou mauvais, à une unique cause principale et, nous faisons le maximum pour détruire cette cause. Mais, dès lors que nous concevons comment agit la loi de l’interdépendance, nous mettons ce que nous vivons en perspective et développons, dans une certaine mesure, une vision globale des situations que nous rencontrons. Nous constatons alors que cela n’est jamais une cause unique qui est à l’origine d’un effet amis qu’il a fallu une infinité de causes et conditions pour que cela se réalise. C’est la loi du karma, la loi de causes à effets. C’est pourquoi nous ne pouvons pas dire, « c’est la faute de l’autre ou des circonstances. ». Le 14ème Dalai Lama*
*Conseils du Dalaï Lama et de ses maîtres pour être heureux ». Presses de la Renaissance.;